Vie

Salomé


Le jeune Syrien : «Comme la princesse est pâle! Jamais je ne l’ai vue si pâle. Elle ressemble au reflet d’une rose blanche dans un miroir d’argent»

À la source :

Lors de son séjour à Paris, à l’automne 1891, Oscar Wilde aurait déjeuné en compagnie d’un groupe de jeunes écrivains. Avec eux, il va parler d’une pièce qu’il pense depuis longtemps sur Salomé. En effet, Wilde songeait à ce thème avant son départ pour la France. Apparemment, cela même l’obsédait, on a dit qu’il partait dans Paris, Rue de la paix, examiner les vitrines des bijoutiers pour trouver les parures dont il ornerait sa Salomé, quand il ne cherchait pas parfois à voir dans les passantes des princesses d’Israël.


Nombreux furent les catalyseurs et inspirations de sa Salomé, thème alors en vogue à l’époque, exemples :


Catalyseur : il y avait la sublime description qu’avait su faire Huysmans dans son À rebours de deux tableaux de Gustave Moreau.


Inspiration : Un soir au Moulin rouge, quand avec Stuart Merrill il vit une acrobate roumaine danser sur les mains. Il lui griffonna rapidement une carte de visite mais à laquelle à sa déception elle ne répondit pas.


Gustave Moreau, Salomé dansant devant Hérode , exposé au Salon de 1876 .

La pièce :

Salomé est une pièce en un acte qui traduit par sa tension croissante le désir monstrueux de Salomé qu'on lui apporte la tête de Iokanaan sur un plateau d'argent. La pièce aurait dut être présentée au Palace Theatre de Londres par Sarah Bernhardt, mais fut interdite par la censure anglaise sous prétexte que les personnages bibliques étaient interdits sur scène.

Comme l’a dit si bien Richard Ellmann dans sa biographie sur Wilde, à propos de la pièce : «Les épisodes de Salomé ne sont pas sans évoquer les Atrides. Un destin funeste parcours l’oeuvre. Iokanaan rappelle Cassandre et Salomé a quelques traits de Clymnestre. Wilde songeait à Eschyle autant qu’à la Bible.»

«Autour de cette statue, immobile, figée dans une pose hiératique de dieu Hindou, des parfums brûlaient, dégorgeant des nuées de vapeurs que trouaient, de même que des yeux phosphores de bêtes, les feux des pierres enchâssées dans les parois du trône ; puis la vapeur montait, se déroulait sous les arcades où la fumée bleue se mêlait à la poudre d'or des grands rayons de jour, tombés des dômes.» Dans À rebours de Huysmans.


S’agit-il de Wilde travesti ?

Non ! Longtemps on a cru que cette photo le représentait habillé en Salomé, il s’agit en fait de la soprano hongroise Alice Guszalewicz dans Salomé, en 1907

Salomé

Salomé

Salomé

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Salomé

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